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7 janvier : L’art de couvrir le soleil avec un drapeau !

dans A la Une/Actualité

Lorsqu’une circonstance montre l’autre revers de la société, et lève le voile sur le malaise social du  pays, l’art folklorique des locataires de l’étage au-dessus pointe son nez pour mener, une énième fois, l’ordre des choses sur une fausse piste.
Depuis l’avènement des mouvements sociaux qui ont inauguré ce nouvel an à Béjaia, Bouira et Boumerdès, la toile, la classe politique et associative algériennes ont unanimement condamné les  échauffourées provoquées au nom d’une grève des commerçants qui n’a pas révélé son nom. Les  émeutes ont duré trois jours, et un constat sur les dégâts matériels et humains ont été enregistrés.
Des biens publics ont été saccagés, des blessés enregistrés et des arrestations de « semeurs de  troubles » ont été effectuées.
En matière de condamnation pour une meilleure conscientisation, on pourrait juger que les  communications des politiques qui ont condamné unanimement les violences comme réaction  hostile à la politique du gouvernement était la meilleure des réactions à en tirer. Hormis les
condamnations, il y a désormais les leçons à retenir.
En matière de leçon, le peuple est un mauvais élève, puisque le pouvoir qui s’impose comme seul  instituteur ressort toujours, par manque de pédagogie, ses outils folkloriques, comme celui qu’il a
prévu pour le 7 janvier : Hisser le drapeau algérien sur chaque balcon, pour donner une leçon aux
déstabilisateurs de la sécurité nationale… Ou du sommeil de la République. Oui, car on ne sait plus où
l’on en est !
Quand le pouvoir sort son armada folklorique, ce n’est qu’une manière de crier au feu pour lui. Et pour éteindre le feu, il a besoin de mettre sa peur à l’abri de la lumière . Et pour cela, il a appelé le  peuple à couvrir le soleil avec un drapeau. Pourquoi ne pas brandir la voix de cette jeunesse  désorientée ? Car le malaise profond de la jeunesse, les enjeux de la crise économique ainsi que
l’impasse politique qu’endure le pays devraient attendre, pourvu que lorsque le bateau coulera,  l’étage au-dessus se tiendra sur la surface pour respirer !
Aksil Hamdi

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