alg03

Ayant pour thème « leadership réceptif et responsable » : Que dira l’Algérie au Forum de Davos la semaine prochaine ?

dans A la Une/Economie

Le 47e Forum économique de Davos, qui se tiendra du 17 au 20 janvier dans les Alpes suisses, a choisi comme mot d’ordre « Un leadership réceptif et responsable », selon son fondateur, le professeur Klaus Schwab.

A ce titre, M. Schwab a indiqué que « la responsabilité des leaders doit être engagée, et qu’il fallait s’intéresser aux causes de la colère des peuples ». « Il faut chercher pourquoi les gens sont en colère et pas satisfaits », a-t-il souligné.

Quel exposé fera donc l’Algérie à ce propos ? Qui des ministres de l’Industrie, de l’Intérieur ou bien celui des Affaires étrangères à envoyer pour parler des actions et mesures prises par l’Algérie pour calmer la colère de ses peuples ?

L’Algérie est aussi attendue sur les réponses qu’elle doit apporter au sujet des agrégats mal notés l’ayant fait perdre 8 places au dernier classement.

Que dira justement le Ministre à propos des taxes pratiquées par l’Algérie qui ont été révisées à la hausse, dans la loi de finances 2017 ?

Alors qu’elle a été sérieusement épinglée au sujet de la taxation exagérée, lors du dernier classement établi par le Forum, et qui n’incitera aucunement les potentiels investisseurs à se bousculer au portillon Algérie, qui plus est, en perte de vitesse des IDE (investissements directs étrangers), les nouvelles mesures haussières des taxes risquent, en effet, d’enfoncer encore d’avantage le regard porté par ce prestigieux Forum mondial.

Il faut dire que l’Algérie, selon ce classement, arrive en tête des pays africains avec un taux d’imposition le plus élevé. Elle est aussi classée cinquième mondiale des pays où les taxes sont les plus chères, avec un taux d’imposition estimé à 72,2%. Notre pays n’est talonné que par les pays de l’Amérique Latine et le Tadjikistan !

Mais le plus grave reste son classement en matière d’éthique et de corruption, puisque elle est à 105e place sur 140 pays.alg01

Quant au classement sur la compétitivité, l’Algérie a aussi perdu plusieurs points, se déclassant de 8 places, passant du 79e au 87e rang. Dans ce classement, l’Algérie n’a obtenu que 3,97 points sur 7, alors qu’elle en avait glané 4,08 lors du classement précédent. Un recul significatif qui n’arrange aucunement le climat des affaires alors qu’ils doivent être tournés vers l’économie hors hydrocarbures.

Plusieurs indicateurs sont retenus dans ce classement. Il s’agit entre autre la qualité des institutions, les infrastructures, la santé, l’enseignement la formation professionnelle, l’efficacité des marchés financiers, la maturité technologique et la taille de l’économie.

L’Algérie se positionne à la 81e place pour la santé et l’éducation, seul point fort de ce classement. Mais elle arrive à la 99e en ce qui concerne le développement des institutions, 105e pour l’ensemble de ses infrastructures, 119e pour l’innovation, 135e pour le développement du marché financier.

Ce Forum connaîtra cette année une participation record de quelques 3000 leaders économiques et politiques mondiaux. La Chine, qui sera représentée par son président, Xi Jinping, fera sa première entrée dans ce cercle mondial.

Fayçal GNAOUI

 

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera jamais publiée

*