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La Gendarmerie nationale y enquête depuis 2 mois : l’APC de Yakouren au cœur d’un scandale

dans A la Une/Actualité

L’APC de Yakouren, 50 km à l’est de Tizi-Ouzou, est depuis deux mois objet d’une enquête que mènent les services de la Gendarmerie nationale. Une enquête qui serait ordonnée par le pôle économique et financier des services de sécurité suite aux soupçons de « surfacturation » et « passation de marchés douteux ».

 

A l’origine de la descente des gendarmes dans cette APC est le blocage qu’elle a vécu depuis plusieurs mois, suite au refus des élus de siéger en vue de délibérer. « Cela fait plus de six mois que nous n’avons pas siégés pour délibérer. Nous avons constaté de graves anomalies dans la section achats de consommable notamment, et la passation de certains marchés dont nous doutons la transgression de la réglementation », a confié un élu à La Voix d’Algérie.

Les anomalies de facturation concernent notamment le chapitre « consommable » par qui le scandale est éclaté. Les élus réclament ainsi des explications sur l’achat supposé de 10.000 stylos rouges, 1200 rames de papiers pour le seul exercice 2016. « Ce sont des achats effectués sans que nous soyons consultés ni encore moins informés. Nous nous demandons à quoi peuvent servir les 10.000 stylos rouges dans une APC, et où sont passées les quantités de dattes et de bananes supposées achetées lors des cérémonies », explique cet élu qui affirme être à l’origine, lui et ses co-élus, de l’ouverture de l’enquête par la Gendarmerie nationale.

Celle-ci, qui en plus d’avoir interrogé tous les employés de l’APC, a pris les documents avec elle, notamment les documents comptables, dira-t-il encore.

La semaine dernière, la tentative du maire de Yakouren de rassembler les élus autour d’une Assemblé générale pour délibérer sur les couffins de Ramadhan et voter les Comptes administratifs de l’exercice 2016 a tourné court suite au refus des élus de voter. Depuis lors, affirme notre source, l’APC est bloquée jusqu’à la fin de l’enquête.

« Le maire a cherché a faire passer les autres chapitres, parmi lesquels ceux entachés d’irrégularités, via le vote sur le couffin de Ramadhan et les comptes administratifs. Nous avons flairé une magouille, et nous avons refusé de cautionner », explique-t-il et de s’interroger « est ce normal de nous convoquer à délibérer sur le couffin de Ramadhan au dixième jour de carême, alors habituellement nous délibérons avant le début du mois de jeûne ».

Contacté par téléphone pour connaître sa version des faits, le maire de Yakouren, Mhamed Si-Tayeb, a refusé de nous faire la moindre déclaration au téléphone : « je vous invite à vous déplacer dans mon bureau munis de vos documents pour que je puisse vous parler », nous a-t-il répliqué. Face à notre insistance où nous avons expliqué l’objet de notre appel, le maire n’a rien voulu savoir et a insisté sur l’obligation de nous déplacer dans son bureau.

Fayçal GNAOUI   

 

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