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Grave dérapage d’un juge de la Cour d’Alger.

dans Actualité/Régions

Si tu étais mon fils, je t’aurais égorgé >.

Cette phrase ne vient pas d’un terroriste, ou d’un repenti gracié par la justice algérienne, ni d’un voyou de rue. Cette phrase est venue pour clôturer l’année 2016, et comme par hasard, le même jour du dernier conseil des ministres qui a vu la signature de la loi des finances 2017, par le premier magistrat du pays, Abdelaziz Bouteflika.

Jusqu’où est capable d’aller un juge ou un homme de loi ?  Est-il prêt à violer toutes les règles et même l’éthique, juste pour plaire à certains ?
C’est ce qui s’est passé dans la journée du mercredi, à la première chambre criminelle de la Cour d’Alger, où le juge Omar Belkharchi s’est permis de prononcer à l’encontre du jeune Soheib Korfi, accusé d’apologie et d’atteinte au Président de la République  : « Si tu étais mon fils, je t’aurais égorgé« , et de poursuivre avec le même ton accusateur envers les autres accusés dans la même affaire :  « Normalement, vous êtes tous déjà en prison. Vous n’avez pas honte ? « 
Ces déclarations ont provoqué un incident à l’intérieur de la salle d’audience et n’ont pas laissé l’avocat de défense indifférent. En effet, Maître Abdelghani Badi s’en est vite pris au juge en lui rétorquant  : « Où est la présomption d’innocence ? …. Tu dois choisir les mots juridiques dans ce palais« .
Il est à noter que ce juge est connu dans les milieux algérois, car c’est ce même magistrat qui avait condamné le journaliste Mohamed Tamalt, décédé il y a quelques jours, dans un hôpital à Bab El Oued, après une longue grève de la faim. Dans tous les pays du monde, tout accusé demeure innocent jusqu’à sa condamnation, mais avec ce juge il parait que tout innocent est directement accusé est condamné jusqu’à ce que son innocence soit prouvée.
Kenza MEROUANI

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