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Lounis Aït Menguellet et Boudjemaa Agraw enfin programmés à Bejaia

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Les déclarations des deux artistes, Lounis Aït Menguellet et Boudjemaa Agraw, quant à leur non-programmation à Bejaia ont suscité la colère de leurs fans.

Après Tizi Ouzou et la salle Atlas à Alger, Lounis Aït Menguellet est attendu notamment durant ce mois de ramadan à Constantine, Bouira et Oran. Idem pour Boudjemaa Agraw qui a récemment animé une soirée à Azazga (Tizi Ouzou). Mais les deux symboles ne figuraient pas visiblement dans le programme tracé par la maison de la culture de Bejaia.

L’information qui a fait le tour des réseaux sociaux a soulevé plus d’une question. Pourquoi ces deux monuments de la chanson kabyle sont privés de scène dans la petite Kabylie ? «J’ai toujours eu du plaisir à rencontrer mon public de Bejaia. Avant j’y allais régulièrement. Mais apparemment, je ne suis plus en odeur de sainteté avec les responsables de la culture de cette wilaya. Je ne comprend pas pourquoi on ne m’invite pas. C’est à eux de s’expliquer», martèle Lounis Aït Menguellet devant les caméras à la fin de son gala animé au début du mois à Tizi Ouzou, en réponse à la question des journalistes qui se sont demandés pourquoi est-il privé de scène à Bejaia.

Deux jours plus tard, c’est au tour de Boudjemaa Agraw de dénoncer les responsables de la culture de cette wilaya. «Je confirme les dires de Lounis Aït Menguellet. Je subi la même hogra de la part des responstables de la culture à Bejaia. Jusque-là, personne ne m’a invité. Je ne suis pas programmé dans ma propre ville, alors que j’habite à quelques mètres seulement de la maison de la culture. C’est malheureux pour une ville comme Bejaia, une ville d’art et de culture. Les responsables ne sont pas à leur place. Il faut des gens qu’il faut à la place qu’il faut», regrette-t-il dans une vidéo diffusée lundi dernier sur youtube et sur sa page facebook. Mais cette polémique n’a pas tardé à être éteinte par les responsables de la culture à Bejaia. Joint par téléphone, le directeur de la maison de la culture, Lakhdar Araoune, a déclaré que ce n’était qu’un problème de communication entre son établissement et les deux artistes en question. «Je vous rassure que nos deux artistes ont été contactés et programmés pour ce mois de ramadan. Lounis Aït Menguellet se produira le 21 juin à la maison de la culture. Quant à Boudjemma Agraw, il animera la soirée du 24 juin, que nous allons organiser dans le cadre de la commémoration du 19é anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes», affirme-t-il.

Mais si nos deux idoles ont fini par être programmés, d’autres à l’image de Makhlouf n’ont touché de scène depuis plus de cinq ans. Dans un communiqué, intitulé «Halte à la ségrégation», Makhlouf, producteur, auteur, compositeur et interprète, produit de l’école chaâbi et star à la fin des années 2000, dénonce ce qu’il décrit de «sabotage» à son encontre. Il désigne du doigt l’ex-directeur de la culture et l’actuel ministre de la jeunesse et des sports, El Hadi Ould Ali ainsi que le PDG de l’ONDA, Sami Benchikh El Hocine, qui lui refuse, selon ses dires, l’autorisation pour l’édition de son nouvel album. «Je dénonce cette machination orchestrée à mon encontre. Ces derniers appliquent la politique de la terre brûlée depuis 5 ans. Je souhaite un jour revenir sur scène et rencontrer mes fans», lit-on dans le même communiqué.

Makhlouf nous apprend qu’il prépare un album, intitulé «les visages pâles», qui sortira bientôt, selon lui. Ses fans n’attendent qu’une chose. A quand son retour ?

Mokhtar Barras

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