A quoi servent-elles les élections législatives ?

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Au moment où chacun court pour avoir une place au parlement, pour s’assurer une aisance financière et immunité passagère, la démocratie se rétrécit dans notre pays.  Nous savons que les institutions ont été faites pour renforcer l’esprit démocratique qui est garant d’une république forte par ses institutions et surtout par ses citoyens conscients des enjeux électoraux.

Cependant, le néant qui entoure le débat politique en Algérie occulte le projet républicain et le vide de toute substance constitutive d’une république démocratique. L’absence d’un débat basé sur les préoccupations du « citoyen », ainsi que sur le renforcement des institutions de la république rendent les débats nombrilistes et  devient un référendum, « pour » ou « contre » l’actuel Président.

Comment, peut-on  s’intéresser à un vote du moment que cette institution ne joue pas son rôle ?  D’une part, elle est paralysée par « le pouvoir exécutif », qui l’a réduite à une boîte à résonance, d’autre part, certains parlementaires sont dans l’incapacité d’exercer leurs prérogatives.  Comment peut-on croire à cette institution quand les lois ne sont pas respectées ?

La république est en panne par son imagination et par ses représentants !  Pendant ce temps, le citoyen ne fait plus distinction entre les promesses mensongères et l’idée de la république qui est devenue une vérité idéale. Hannah Arendt avait raison quand elle a écrit en 1951 que : « Le citoyen idéal d’un régime totalitaire n’est pas un militant convaincu, c’est quelqu’ un pour qui la distinction entre vérité et mensonge n’a plus aucun sens ».

Yazid HADDAR
Neuropsychologue clinicien et formateur

 

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