Accablée suite aux dernières expulsions des migrants: L’Algérie fait appel au témoignage d’une artiste syrienne pour redorer son blason

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Accablée par plusieurs ONG, les organisations des droits de l’homme ainsi que les médias nationaux et étrangers sur l’affaire des expulsions massives des migrants subsahariens, l’Algérie a jugé utile de faire appel au témoignage d’une artiste syrienne pour redorer son blason.
En effet, selon l’agence officielle, l’APS, l’artiste syrienne, Susan Nedjmeddine a dit beaucoup de bien sur  < l’hospitalité > réservée par l’Algérie aux migrants syriens et africains. L’artiste citée ne s’était pas rendue en Algérie de manière fortuite ou sur sa propre initiative dans ce contexte où l’Algérie est pointée du doigt. < Elle a été invitée par le ministère algérien de la culture dans le cadre des 1eres rencontres cinématographiques de Hassi Messaoud > a précisé d’emblée l’agence gouvernementale selon laquelle Susan Nedjemeddine a déclaré que < l’Algérie, par ses actions en faveur des ressortissants étrangers ayant quitté, sous la contrainte, leurs pays d’origine, est un exemple d’hospitalité, ce qui fait d’elle un pays de solidarité et de fraternité envers ces personnes >. L’artiste a même salué, toujours selon l’APS, < le travail accompli par l’Algérie, à travers le CRA, pour le développement et l’épanouissement des enfants, l’intégration des familles, mais surtout les opportunités d’emplois fournis aux ressortissants étrangers > et également < la sincérité et le soutien inconditionnel du peuple algérien aux familles des ressortissants étrangers >.
Si en effet, la sincérité et le soutien inconditionnel du peuple algérien ne sont guère à remettre en cause, les conditions de vie des migrants syriens ou subsahariens en Algérie telles que décrites par l’artiste syrienne sont vite rattrapées par la réalité du terrain.
Il n’ y a pas lieu de revenir sur la manière, largement traitée par les médias, avec laquelle ces migrants sont traités à Tamanrasset, ni sur les descentes punitives dont ces migrants ont fait l’objet dans certaines wilayas, mais il suffit d’emprunter n’importe quelle route algérienne pour se rendre compte à quel point ces migrants sont livrés à la nature, et surtout que ces migrants ne survivent que grâce aux dons des passants.Algériens bien sûr! C’est le cas, pour ne citer que cette ville, à Tizi Ouzou qui connaît un afflux massif de migrants et où ces derniers, syriens ou subsahariens, ne survivent que grâce à ce que leur offrent les habitants en numéraires ou autres effets avant que les autorités ne procèdent à leur conduite vers les frontières et que d’autres encore arrivent pour occuper les mêmes places.

Nacer Sadek

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