« Algérie, tourisme des années 70 et tourisme d’aujourd’hui : Réussites et échecs »

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LES ANNEES SOIXANTE DIX, L’ AGE D’OR DU TOURISME ALGÉRIEN.

« Les hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé ». Ernest Renan .
L’Algérie touristique a connu 3 phases dont celle que je désignerais en
tant que décennie de références , 1970- 1980, c’ est la résultante de la
charte du tourisme de 1966, élaborée sous la direction d’ un grand
ministre en l’ occurrence Abdelaziz Maoui (1965-1977). il avait fait appel
à un architecte de génie Fernand Pouillon, pour construire les fameux
grands complexes balnéaires de Moretti , Sidi fredj, Zeralda, Tipasa Club
Med et Matares ,les Andalouses Oran , Les Hammadites Tichy, El
Mordjane El Kala ainsi que Le Rocher Seraidi rebaptisé El
Mountazah,Le Plaza International, Annaba ,dénommé Seybouse par la
suite ; Les Zianides Tlemcen et enfin les hôtels Sahariens, étapes
jouissives,de la boucle des oasis( Le Caid Bou-Saada Les Zibans
Biskra,Le Souf El-oued,l’Oasis Touggourt,Le Mehri Ouargla,Les
Rostémides Ghardaia et celle de la Saoura(El-Boustène El-Golea,le
Gourara Timimoun,le Rym Beni-Abbés, le Antar Bechar, El-Mekhter Ain-
Sefra,le Marhaba Laghouat).Viendront après Le Touat Adrar et l’hôtel
communal de Taghit,,devenu « La Saoura »,après sa rénovation en
2014 .Deux circuits touristiques très prisés par la clientèle internationale , à l’ époque.
Au cours des années 73 -77 nos complexes balnéaires étaient
complets , chaque été, par les arrivées de nombreux charters de
touristes Suédois , Hollandais ,Britanniques , Belges ,Français ,Suisses,
Italiens . l’ Espagne Franquiste ne nous envoyait pas de touristes !Les
hôtels du Sud ne désemplissaient , pas durant toute l’ année, même en
été !Avec de grosses pointes, pendant les vacances d’ hiver ,de
printemps . les longs week- ends de Pâques, Pentecôte, Ascencion, en
avril et mai . Beaucoup venaient par bateau de Marseille avec leur
véhicule ,sur le Napoleon ,le Liberté ou le Corse, en ayant opté pour les
produits touristiques ATA ,puis Altour ,les fameux Open-Road qui
consistaient à faire la boucle des Oasis par route ,les clients recevant
leurs vouchers (bons d’échange d’hôtels ),à l’arrivée au port .
. On refusait du monde, à cette époque, car nous étions complets au
Sud comme au Nord six mois à l’ avance ! l’ Algérie était au diapason de
la Tunisie de Bourguiba ,du Portugal du dictateur Salazar ,de la Grèce
des colonels ,du Maroc de Hassan 2,et mieux lotie que la Turquie des
généraux ,et la Croatie de Tito !Nous étions très fiers, à Sonatour, Ata et
Altour et il y avait de quoi l’ être !Suite aux compliments
,encouragements ,félicitations , que nous recevions en ce temps-là de la
part de nos partenaires étrangers . .Les tour-opérators qui publiaient
notre destination étaient le géant Britannique no1 Thomson Holidays
,l’autre géant Allemand no 2 en Europe Neckerman , Cosmovel
(France),Transtours (France),Voyages Conseils (France),Orion –Reisen
(RFA),Air-Tours-(Suisse),Sunair (Hollande),Trivsel Resor
(Suéde),Lomamatka (Finlande),Transair (Belgique ),Climat-
Oitt(France),VVF(villages vacances familles)-
France,CotrelMontpensier(France),Zénith(France),Transitalia(Italie),Céd
ok(Tchécoslovaquie),Orbis (Pologne),Intourist(URSS),Ibusz
(Hongrie),CVJR(coopératives vacances jeunesse
rurale),Occaj(France),Grandes Vacances (France)et beaucoup d’autres !
Naguère, on savait bien accueillir dans nos aéroports d’abord, ensuite
dans nos hôtels, restaurants, le service était bon, le tout était adossé à
une culture touristique ambiante, qui a disparu de nos jours ,depuis belle
lurette , malheureusement ! L’Algérie avait appris à faire du tourisme.
Ensuite il, y’a eu la deuxième phase, la plus longue et surtout, celle de
la décrépitude ,voire de la déliquescence annoncée 1981-1986(le comité
central du FLN décidait en mai 1980 de stopper les flux touristiques
étrangers au profit des touristes nationaux dans le cadre du
développement du tourisme domestique ) période déclinante puis une
embellie furtive 1986-1991,qui sera ternie puis sabordée par les années
tragiques 1992-2004. L’état , les pouvoirs publics, se mettaient aux
abonnés absents ;plus de rénovation d’ hôtels sénescents, avachis, plus
de constructions de nouveaux hôtels pour les touristes(le dernier le
Bougaroun Collo en 1982),plus de formations de qualité(Aucune
ouverture de nouveaux instituts ), plus de promotion attractive à l’
étranger(fermeture des représentations ).
De 2004 à 2O08 période de tâtonnements et d’ atermoiements. Donc,
de 1981 à 2OO8, lancinante traversée de non- tourisme. L’ Algérie avait
désappris à faire du tourisme !Maintenant , passons à la troisième
phase, celle de la reconstruction 2008-2030 L’ Algérie est entrain de
réapprendre à faire du tourisme. Ce sera long, dans la durée , le temps
d’ une nouvelle génération . Car il y a des villes et des villages, dans
l’Algérie profonde , qui n’ont plus revu d’ autocars de touristes, depuis
plus deux décennies. Enfin durant les années soixante dix , on refusait
du monde en bord de mer et au Sud ,compte tenu de nos capacités
litières insuffisantes à juguler la très forte demande étrangère .Ironie de
l’histoire ,c’est le monde qui nous refuse de nos jours et cela depuis une
trentaine d’année !Les années soixante- dix furent une réussite au
niveau des flux touristiques nonobstant des insuffisances observées ici
et là. Les visiteurs étrangers étaient indulgents vis-à-vis d’une jeune
nation indépendante depuis une douzaine d’années seulement .
La Promotion de la Destination Algérie à l’étranger, primaire et
défaillante ,entre 1994 et 2016.
Cette importante tâche revient à l’ONT (Office National du Tourisme).
Dans les années 70, l’ONT le faisait correctement en s’appuyant sur 5
représentations à l’étranger (Allemagne, France, Belgique, Angleterre,
Suède) qui ont été fermées, on l’a déjà signalé en 1979.
En 1990, année où le Ministère du Tourisme avait disparu. Celui des
transports pilotait , tant bien que mal, ce secteur devenu subitement
orphelin . Création à nouveau, de cet office qui a eu le privilège d’avoir à
sa tête, un expert du tourisme algérien, Athman Sahnoun. L’ONT a su
réaliser des opérations promotionnelles bien pensées et réalisées avec
beaucoup de savoir faire, nonobstant le maigre budget annuel dont était
doté cette institution. Malheureusement toutes ses bonnes actions
étaient contrecarrées et annihilées par les effets dévastateurs du
terrorisme qui a été le plus grand ‘’ publiciste ‘’ de la destination Algérie,
mais par une promotion macabre entre 1993 et 1998 .
L’ONT a participé entre 2004 et 2016 à des salons de tourisme à
l’étranger ,sans aucune étude de marché au préalable. Il s’agit du Caire,
de Moscou, de Varsovie et de Budapest. Nous citerons seulement ces
quatre. Pour le Caire, depuis 1985, ce sont plutôt les touristes algériens
qui partent vers l’Egypte .
Aucun groupe d’égyptiens n’est venu et ne viendra pas, car notre produit
touristique dans son ensemble ne convient pas 0àce marché , ainsi que
pour tous les pays arabes d’ailleurs, à l’exception de certains visiteurs
des pays du Golfe qui viennent chasser et massacrer nos espèces
protégées (dont l’outarde) dans le sud. En 2011, 2012 et 2013 , l’ONT
avec la bénédiction du ministère du tourisme ,notamment la direction de
la communication et de la cooperation internationale, rajoutera la
Turquie . Depuis 1985 débuts des charters de l’Onat qui ont ouvert
cette nouvelle destination aux Algériens et jusqu’à 2016, aucun groupe
de touristes de ce pays n’est venu chez nous ,alors pourquoi partir là-
bas ?
Pour Moscou, Varsovie et Budapest, le mimétisme de l’ONT Algérie sur
l’ONT Tunisie l’a incité à participer à ces 3 salons. Seulement, les
tunisiens qui ont même ouvert des bureaux de représentation dans ces 3
villes, avaient un produit balnéaire attractif soutenu par un rapport qualité
prix indéniable.
Jusqu’en 2016 ,les mêmes errements promotionnels
continuèrent ,Belgrade(Serbie),Moscou, Varsovie,Pékin.Dubai,
Istanbul, Avignon, Malaga (Espagne) furent programmés .En 2015,
l’ONT était encore présente à Varsovie et le ministère y était représenté)
On recevait des groupes de Polonais(Orbis ),Tchécolovaques (Cédok),et
Soviétiques (Intourist)dans les années 70 sans promotion, leurs parents
ou amis ,coopérants techniques, par milliers en Algérie, la décrivait
comme étant un véritable paradis touristique !
Par ailleurs, le secteur touristique sans un office du tourisme fort,
reposant sur un plan marketing-communication bien pensé, bien
structuré, reposant sur un budget conséquent et sur des personnes
ressources, compétentes et motivées ,est voué à l’échec sur le plan
promotion de la destination Algérie. C’est toujours le cas au cours de ces
dernières années ,l’ONT ,atrophié, car dépourvu de deux directions
névralgiques, celle du marketing et celle de la communication, que
A .Sahnoun avait crées et laissées fonctionnelle .
IMAGE DE MARQUE ET PROMOTION TOURISTIQUE A L’ETRANGER.
Depuis la fin des années 1990, le développement d’une image de
marque (brand) forte et distinctive semble devenu le défi marketing n° 1
pour les destinations . Dans un univers de plus en plus concurrentiel,
plusieurs régions du monde cherchent à affirmer plus clairement leur
identité et leurs caractéristiques afin d’assurer un meilleur rayonnement
et une perception positive de leur image, et ce autant auprès des
étrangers qu’auprès de leur population . Mais aujourd’hui , à l’ère des
communications, les consommateurs ont accès quotidiennement à la
réalité des nations, ce qui influence grandement leur perception des
destinations vacances. Dans un tel contexte, qu’elle peut être l’influence
du message touristique sur la perception que les consommateurs ont
d’un pays ?
Afin de mieux susciter l’intérêt d’un visiteur désormais à la recherche
d’expérience, les organisations touristiques tentent de définir et de
communiquer une image de marque qui évoque les émotions, les
attitudes ou les états d’esprit liés à une visite de la destinations, afin que
les consommateurs y associent leurs désirs et leurs aspirations .
Toutefois , la façon dont un pays ou une région est perçu repose sur des
réalités qui dépassent très souvent les frontières de l’expérience
touristique. Par conséquent, certaines destinations jouissent de
perceptions favorable ou négatives avant même d’amorcer les efforts de
positionnement et de promotion touristiques. Ces réputations ont –elles
une incidence sur l’image touristique d’une nation ?
Dans de nombreux pays, le milieu touristique demeure un des seuls
secteurs à investir massivement afin de positionner et de promouvoir
l’image de la région sur l’échiquier mondial. Il semble donc primordial
pour les dirigeants touristiques de tenir compte de toutes les réalités
sociales économiques et politiques d’une destination lors de l’élaboration
de l’image de marque touristique.
La conceptualisation d’une nouvelle image de marque représente
uniquement la première étape du processus pouvant mener à une
modification de la perception que les consommateurs ont d’une
destination. Afin d’assurer le succès et le rayonnement de la nouvelle
identité, il est essentiel que tous les décideurs du tourisme et des autres
secteurs saisissent non seulement son sens et sa portée , mais
également qu’il comprennent comment ils pourront se rallier ou s’arrimer
à cette nouvelle marque, de façon à contribuer à son implantation. Il faut
viser à ce que, collectivement, tous deviennent porteurs du même
message.
Ultimement, le plus grand défi demeure d’assurer le respect de la
promesse faite aux consommateurs. Car, au- delà des efforts de
promotion , la crédibilité de la marque dépend en définitive de la qualité
de l’expérience touristique vécue par les visiteurs.
Définir une image de marque
Définir une image de marque , cela signifie, pour chaque destination
(pays région ou ville) :
 mettre en valeur ce qu’elle a offrir, ce qui la caractérise et la
distingue (le Hoggar, et l’Assekrem, le Tassili et les gravures
rupestres, Ghardaïa,Timimoun, Taghit, Timgad, Djemila .)
 se créer une personnalité pour que l’image projetée soit associée
dans l’esprit des gens à la destination :
 trouver l’image et la proposition qui accrocheront les gens (Saint
Augustin , Apulée de Madaure, Père de Foucault, Isabelle
Eberhardt, Grotte de Cervantès, Séjour de karl Max en Algérie.etc
.)
 se démarquer de la concurrence (la Tunisie possède également
ses oasis, Tozeur…)
 être créatif et faire les choses différemment ,
 miser sur des ingrédients sûrs : rêve, séduction authenticité et
qualité, l’Assekrem, le Pic Laperine se trouvent uniquement dans le
Hoggar. Des paysages qui leur ressemblent se trouvent dans le
Colorado, le Grand Canyon (USA) et en Australie (Ayres Rock).Le
balcon du Ghoufi dans les Aurés et la vallée d’Idaren dans le
Tassili du Nord ,la Vallée du Mz’ab uniques sites au monde
demeurent méconnus .Nos vingt sites Romains sont méconnus (à
un degré moindre Tipasa )

Reconstruction de l’image
L’image de marque de la destination Algérie dans les années 1981-
1986 était mauvaise véhiculée par le triptyque : mauvais accueil mauvais
services, mauvaise hygiène :
1986 à 1991 : l’accueil s’était amélioré au niveau des aéroports, PAF
douanes , hôtels et les services hôteliers s’efforçaient de s’améliorer .l’
hygiène générale demeurait toujours approximative, générant souvent
des remarques de la part des visiteurs de l’étranger.
La période 1992-2002 a façonné malheureusement une image «
irakienne » de la destination Algérie . Des clichés et des préjugés de
l’extérieur véhiculent une image d’une Algérie meurtrie , fragile, sans
vitalité alors que c’est tout à fait le contraire . L’Algérie et sa jeunesse
depuis quelques années , sont pétillantes de vitalité. Leur
enthousiasme, leur exubérance et leur tonicité sont palpables tous les
jours notamment au niveau des grandes villes.
Chaque été, les corniches et les plages sont animées, riches en couleur,
débordantes de vitalité, de jour comme de nuit.
De nombreux festivals culturels, une centaine , se déroulent en Algérie,
il faut savoir le faire connaître. Le festival européen de la musique
classique est à sa quatorzième édition, celui du film européen est à sa
dixième édition, le festival international de Constantine Dimajazz est à sa
douzième édition , en parallèle aux festivals locaux et régionaux .
C’est tout cela qu’il faudrait faire incruster dans l’imaginaire des touristes
potentiels de l’étranger.
Il faudrait alors solliciter une agence occidentale spécialisée en
communication qui saura trouver les éléments et les ingrédients qui
ôteront cette fausse image d’une Algérie triste, souffrante et terne. Au
début des années soixante dix , l’agence Havas(No1en France à
l’époque) avait été chargée du programme de promotion etde
communication .
La destination Algérie a retrouvé ses couleurs, sa joie , son sourire , ces dernières années, comment le faire percevoir auprès des touristes
potentiels et leurs prescripteurs ?.
« Il faut être fier d’avoir hérité de tout ce que le passé avait de meilleur et
de plus noble .Il ne faut pas souiller son patrimoine en multipliant les erreurs du passé disait Ghandi.
Pour se construire une belle image de marque , il faudrait d’abord
reconstruire sa propre identité en se référant fidèlement à son passé, à
ses origines historiques. Et les nôtres, elles sont fabuleuses à travers les
civilisations , les Rois des différentes dynasties , qui y sont passés.
RECAPITULATION
Une destination se construit essentiellement sur la base du triptyque
suivant :
L’investissement dans la pierre (constructions d’hôtels),l’investissement
dans l’homme (formation),l’investissement dans la communication .Ce
n’est qu’après avoir bien mené et achevé les deux premiers volets qu’on
passe au troisième .
La charte du tourisme de 1966 avait tracé les grands axes de
développement ,ce qui explique :
-La construction d’une infrastructure hôtelière de qualité (balnéaire et
saharien) portant le label Pouillon .,au début des années 70 .
-L’ouverture de trois instituts de formation à Bou-Saada (techniciens) et
Tizi-Ouzou(techniciens supérieurs) en 1970 et l’institut supérieur de
l’hôtellerie et du tourisme (ISHT) en 1976,pour les managers .
-L’ouverture de représentations ONAT à l’étranger (Stockholm-,Suéde,
Frankfurt –RFA, Paris –France, Londres – RU,Bruxelles –Belgique ).
Puis la défaisance opérée à partir de 1981, plus de tourisme réceptif
(international), au profit d’un tourisme domestique ,toujours au stade de
sa chrysalide ,c’est-à-dire non-développé depuis trente cinq ans .
-On n‘a plus ouvert d’instituts de formation supplémentaires en
délaissant les trois existants dans une indigente pédagogie dépassée
par l’évolution rapide et constante de l’industrie touristique mondiale
.Devant la construction de nombreux nouveaux hôtels cette dernière
décennie (30.000 lits), et d’ici 2020 ,75.000lits ,la destination accuse un
déficit d’au moins trente instituts et centres de formation. Même les cinq
étoiles ne sont pas épargnés par le manque de personnel qualifié. Ce
qui se répercute fatalement sur la qualité des prestations(les nouveaux
Marriot,Sheraton ,etc ) .
Seul bémol, l’ouverture en 2015,de l’école supérieure de la restauration
et de l’hôtellerie(ESRHA) d’Ain-Bénian-Alger ,en partenariat effectif avec
une école prestigieuse de Lausanne –Suisse ,de niveau mondial .Celle-
ci relevant de la SIH ,société d’investissements hôtelier ,formera en
priorité pour ses établissements les Sheraton (Club des pins-Oran-
Annaba)et ses Marriot ( Tlemcen,Constantine et Sétif) .
Beaucoup de nouveaux hôtels de trois , quatre et cinq étoiles offre un
grand confort mais fournissent des services en dessous des normes car
n’ayant pas trouvé de personnel formé .Et cela ,c’est du ressort de l’état
,des pouvoirs publics ,imprévoyants ou insouciants pour le volet formation hôtelière.
Conclusion
Les assises nationales du tourisme organisées en février 2008 au
palais des nations ,Club des pins ,étaient adossées au SDAT (schéma
directeur d’aménagement touristique ),horizon 2030.
Ce SDAT demeure non utilisé et non exploité par manque de conviction
et de compétences .Ce qui explique le manque de visibilité et de lisibilité
constaté par les observateurs et experts en tourisme de l’étranger ,qui à
l’unanimité déclarent que notre destination Algérie demeure fermée !
Certains , au niveau des décideurs pensent que le Tourisme existe chez
nous ,du fait de la construction de nouveaux hôtels et par l’ouverture de
nouvelles agences de voyages .
Sans volonté politique réelle, sans mise en tourisme effective et
graduelle de la destination, sans la mise à niveau des
services(transports, bus ,trains taxis, restaurants, fast-foods,
télécommunications ,paiements bancaires numérisés etc ) aux normes
admises ailleurs ,sans environnement culturel et social appropriés ,sans
culture touristique absente ,même au niveau de hauts responsables de
l’état ,c’est un leurre que de croire que le tourisme existe chez nous .On
se trompe lourdement par méconnaissance, incompétences et par
manque de conviction .
Said Boukhelifa
Expert et opérateur en tourisme (1975-2016)

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