CERTAINES VÉRITÉS…

dans A la Une/Actualité

« La vérité ne porte jamais préjudice à une cause juste. »
Gandhi

Depuis le 22 février dernier, Il est clair que le peuple algérien à ouvert une nouvelle page de son histoire récente, grâce, notamment à sa jeunesse. Une jeunesse audacieuse, consciente, inventive, aimante et porteuse du printemps d’une Algérie plurielle, diverse et heureuse.

Cet espoir est une bénédiction pour l’Afrique du Nord, l’espace méditerranéen et, dans une certaine mesure, « la terre-patrie ».

Seulement, l’insurrection citoyenne des algériennes et des algériens fait face à un régime connu pour sa nature aussi criminelle que diabolique.

Pris de peur, ce dernier a préféré la triste condition de sa soumission aux chancelleries étrangères au respect de la volonté d’un peuple qui, tout en manifestant, retrouve la joie de vivre, donne un sens nouveau à la vie et à l’espace public, réhabilite le politique en revivifiant la notion de peuple et redéfinit le rapport entre la pratique religieuse et la mobilisation pour offrir au pays les instruments politiques de sortir de son impasse historique, en libérant le religieux du poids de sa perversion idéologique.

Pour ce qui est de l’exercice de la souveraineté, le chemin est encore long et parsemé d’embûches.

En effet, le départ du régime n’est pas synonyme de notre libération automatique de ses pratiques, du système dont il a semé de mauvaise graines en chacun de nous des années durant.

Il est à rappeler que la dignité et l’honneur sont le carburant de l’insurrection populaire qui force actuellement l’admiration du monde entier.

Devant la grandeur d’un peuple en mouvement, il est important d’être humble, d’accepter d’être la chenille qui donne vie à un papillon pour aller de fleur en fleur, louer la beauté du printemps, offrir la rose de son amour à la Muse.

Il est tout aussi important de s’astreindre à l’éthique et l’ascèse politique. En ce sens, aucune ambition ne doit primer sur celle d’œuvrer pour le bonheur de la société.

Or, ces derniers jours, nous assistons à l’émergence de certaines pratiques qui s’inscrivent en faux contre tout ce que les enfants du peuple nous donnent à admirer de la plénitude de leur communion.

Comme pour nous rappeler de sombres épisodes de notre histoire récente, des cervelles barbues, des névrosés identitaires, des disgraciés du régime et des vendeurs de rêves à petites doses agissent comme s’il s’étaient donnés le mot. Le tout pour eux et de « surfer » sur la vague du soulèvement populaire.

Sur ce plan, les affairistes de la religiosité populiste semblent avoir pris de l’avance. Au vu de leurs agissements, il est clair qu’ils ne se battent pas pour le peuple. Leur seul souci, c’est l’accès au pouvoir.

Pour atteindre leur objectif, Ils concoctent des « feuilles de route » et recrutent des vendeurs à la criée pour en faire le produit le plus alléchant d’un marché dont la duperie peut s’avérer mortel pour le rêve algérien.

Mais, en même temps, ils oublient que l’Algérie qui est entrain de naître ne peut pas être celle d’avant le 22 février passé. Ils oublient également qu’on ne vit pas à rebours.

Toute résurgence du passé dans le présent d’une nation est violente. Ceux qui agissent à provoquer une telle dérive peuvent s’avérer être des agents conscients ou inconscients de l’impensé de l’histoire.

En tout cas, ils sont victimes de leur condition de fruits pourris des « ignorances institutionnalisées »
Hacène LOUCIF.

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera jamais publiée

*