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Commémoration de l’assassinat de Lounès Matoub: Un gala le 24 juin au Dôme de Paris

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Un gala-hommage sera organisé le 24 juin au Dôme de Paris (palais des Sports) à l’occasion du 20e anniversaire de l’assassinat du chanteur algérien Lounès Matoub, a-t-on appris lundi du président de l’Association culturelle des Berbères de L’Oise (ACBO), Karim Bazziz.

Né en 1956, Lounès Matoub est un chanteur algérien d’expression amazighe (kabyle) très connu pour son engagement pour la cause amazighe, rappelle-t-on. Kidnappé puis relâché par les groupes terroristes armés en 1994, Matoub a été assassiné le 25 juin 1998 par un groupe terroriste pas loin de son village natal, Taourirt Moussa (commune de Beni-Douala, Tizi-Ouzou).

Karim Bazziz a indiqué que plusieurs artistes algériens participeront à ce concert, citant entre autres Hamidou, Amazigh Kateb, Malika Yami, Hacène Ahres, Noura Chennane, Karim Yeddou, Kamel Bouyakoub et Kamel Syamour, précisant que la direction artistique sera assurée par Arezki Baroudi.

L’originalité de cet événement, selon la même source, est que tous les titres de Matoub joués pendant ce concert se feront avec de “nouveaux arrangements” préparés par le célèbre percussionniste (batterie) Arezki Baroudi, “comme le souhaitait Matoub Lounes de son vivant”.

Pour faciliter le déplacement des spectateurs, le Président de l’association a indiqué qu’un transport gratuit sera assuré à partir de Creil (département de l’Oise, région Hauts-de-France) vers le palais des Sports à Paris. Les intéressés devraient s’inscrire à l’avance au niveau du bureau de l’association pour le transport.

L’Association culturelle des Berbères de l’Oise a été fondée en 2014 à Creil. Parmi ses objectifs, figurent la promotion de la culture berbère, l’enseignement de la langue amazigh, l’organisation d’évènements musicaux, l’initiation des jeunes dans le monde du travail à travers des stages et l’organisation d’activités sportives.

Elle est très active sur la scène culturelle amazighe, notamment par l’organisation de la fête du nouvel an amazigh, Yennayer, au début de chaque année et l’enseignement gratuit de la langue amazighe à ses membres issus de l’immigration algérienne en France, ainsi que l’organisation de cours de soutien pour les élèves.

R. C. 

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