Ces détaillants politiques qui achètent chez le même grossiste ; La mafia au pouvoir !

dans A la Une/Actualité/Chroniques/Les Mots de Idir Tazerout
Les détaillants politiques, les commerçants syndicaux, les vendeurs de « soutiens » à la sauvette,les marchands ambulants des légumes de la dictature, les assemblées de coiffeuses populaires nationales, willayales et locales, les députés commerciaux,… tout ces vendeurs qui représentent le marché politique algérien constituent l’essentiel de la chaîne commerciale politique du pays.
Ils sont les détaillants qui achètent chez le même grossiste ; Le pouvoir mafieux en place !
Ce névralgique secteur, en plus qu’il a basculé dans l’informel, il est frappé encore par le phénomène de la contrefaçon. Jadis, « les anti-régimes » faisaient partie des produits politiques les plus surveillés et les plus contrôlés. L’on se rappelle des années où les algériens mettaient dans leurs paniers patriotiques des Mouloud Mammeri, des Mustapha Bacha, des Matoub Lounes, Des Tahar Djaout,… C’était, il y a longtemps !
C’est bien dommage que le nouveau consommateur d’aujourd’hui ne les a pas connu pour s’en souvenir ! Maintenant, « le client » algérien ne sait plus où donner de la tête vu le nombre de produits « contrefaits » qui inondent le marché. Nous assistons à l’introduction de nouveaux procédés et de nouvelles marques pour soit-disant lutter contre les mauvaises herbes dictatoriales qui compromettent tout le temps les récoltes des populations…
Ces marques débordent dans tous les rayons médiatico-politiques algériens. L’on peut citer, le Benflis, le Djedi, le Hamrouche, le Benbitour, le Ali Belhadj, la Louiza Hannoun, le Mokri et autres vendus à la sauvette à l’entrée des gares populaires et certains trottoirs politiques de la capitale ! Quant au seul importateur qu’est la société SNC Bouteflika et Cie, cette dernière fait parvenir ses bateaux du Qatar, des Emirats, d’Iran, de Chine et même d’autres sous-traitants occidentaux comme la France ou les USA !
Pour ce qui est de la fabrication locale, le peu d’usines qui restent malheureusement en activité sont celles implantées juste après l’indépendance du pays, en 1962, au niveau des zones industrielles d’El-Mouradia, de Hydra ou du Club des Pins. Ces usines, bien sûr tout le temps en faillite, survivent grâce à l’argent du trésor public !
le challenge est de sauver des emplois du système pour le maintien de la paix dictatoriale et garantir une vie décente pour leur familles ! L’algérien, quant à lui, décide de ne plus consommer que le produit local ! En bon citoyen nationaliste algérien, il consomme les produits fabriqués localement afin de contribuer, comme tout citoyen qui se respecte, à l’encouragement de l’économie dictatoriale nationale ! C’est vous dire toute la maturité citoyenne que nous avons atteint !
Entre temps, moi, je vis avec ma grand mère qui ne fréquente plus les marchés car on ne se nourrit que de notre potager !
Idir TAZEROUT

 

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