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Le FIJDH condamne l’interdiction de l’université d’été de la Laddh

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Le Forum international pour la justice et les droits humains (FIJDH) a rendu public le communiqué suivant :

La vérité, la justice, l’éthique et le respect des libertés sont au cœur du combat de tout militant des Droits de la personne humaine. A la veille de la célébration des événements de 5 octobre qui ont ouvert la voie au pluralisme politique, de la liberté d’expression et des libertés individuelles en Algérie, la FIJDH s’incline devant la mémoire des 500 jeunes martyrs de la démocratie.

Fidèle aux idéaux des pionniers du combat pour les Droits Humains et les libertés démocratiques en Algérie, dans l’espace méditerranéen et dans le monde, le Forum International pour la Justice et les Droits Humains (FIDH) dénonce énergiquement et condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction arbitraire la tenue de l’université d’été de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) à Souk El Ténine (Bejaïa) par l’administration. Cette interdiction montre que le système d’autorisation pour tenir des réunions ou organiser des manifestations n’est que l’un des leviers dont se sert l’administration pour s’affirmer dans son rôle de blocage.

A ce titre, le FIJDH rappelle que l’interdiction ne peut rien devant la puissance des dynamiques citoyennes dont nous voyons les prémisses via des initiatives porteuses d’espoirs. C’est le cas, notamment, des cafés littéraires (celui d’Aokas est un exemple du genre), des luttes syndicales autonomes, des militantes et des militants du combat pour les droits de la personne humaine et les libertés démocratiques, des journalistes, des blogueurs, des citoyennes et des citoyens qui donnent au pouvoir en place des leçons de courage et de citoyenneté. Il est utile et important de rappeler qu’il y’a toujours des personnes détenues en Algérie en violation totale des lois des libertés de conscience et de croyances, les cas de Bouhafs et des Ahmadites est plus édifiant à ce titre.

Par ailleurs, l’officialisation de la candidature aux prochaines élections locales d’Abdelmalek Amellou, assassin présumé du Maitre Ali Mécili, militant des droits de l’Homme et grande figure de l’opposition démocratique en Algérie, constitue un précédent grave pour l’impunité en Algérie… C’est une ignominie et une provocation dont les citoyens sont loin d’être dupes . Le FIJDH apporte son soutien indéfectible à la famille Mécili dans son combat pour que la vérité soit établie et justice soit rendue dans cette affaire.

Le président du FIJDH

Ali Aït Djoudi.

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