Lettre de Fodil Boumala à M.Lamamra: Quitte la table!

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Cher Dda Ramtane;
C’est à titre fraternel et amical que je t’adresse publiquement la présente lettre. Elle est brève, claire et ne s’impose aucun protocole langagier ou diplomatique. Elle est citoyenne et patriotique.
J’ai eu le temps, depuis voilà une vingtaine d’années, de te découvrir et de connaître l’homme que tu es , ses valeurs et bien sûr le diplomate et ses compétences. Mais depuis ces deux dernières années, je ne te reconnais plus!

Loin de moi l’idée de « m’ingérer » dans tes ambitions ou choix personnels. Mais lorsque je te vois réduit à « jouer » un semblant de rôle dans une mascarade de pièce pitoyable, cela afflige mon âme et torture mon esprit.
Que fais-tu dans ce grand « Carnaval fi dechra » et dans cette « Mehzala sans fin » ô combien pitoyable et coûteuse ?!
Que fais-tu parmi cette « camarilla » de bouffons, d’insatiables haillonneux et de pillards sans foi ni loi ?
Mon frère,quitte la table! Tu n’es pas fait de la même argile.

A la tête ou en partie d’un ministère tricéphale,ton statut a subi un démembrement tel que l’on ne sait plus qui est quoi et à qui l’on a affaire surtout en matière de décision. Cela nous rappelle les ministres d’État sans portefeuille sous Houari Boumediene ou Chadli Bendjedid.

Au-delà des confusions et interférences dont les dommages sont visibles et considérables pour un ministère supposé être de « souveraineté nationale », la cavalcade que l’Algérie vient de vivre, au vu et au su du monde à l’occasion d’un prétendu Forum Africain d’investissement, est ahurissante. Une image des plus décadentes où ton département et toi-même étiez associés.
C’est plus que déshonorant!

l’Algérie n’a t-elle plus de voix que celle du Djehl structurel, de l’insuffisance  » mentale » et de l’infantilisme » génétique  » ?. Ce n’est ni toi ni ton milieu encore moins l’autre Algérie dans laquelle ta contribution serait souhaitable.
Cher ami,quitte la table!

Te connaissant féru de la belle parole et de la musique recherchée, je te dédie,pour conclure,cet extrait de l’immense Aznavour dans son  » Il faut savoir »:

Quand le meilleur s’est retiré
Et qu’il ne reste que le pire
Dans une vie bête à pleurer
Il faut savoir coûte que coûte
Garder toute sa dignité
Et malgré ce qu’il nous en coûte
S’en aller sans se retourner
[….] Il faut savoir quitter la table.

Amicalement!
Fodil Boumala

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