Lutte contre le changement climatique : les 11 engagements pris à Paris

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Les leaders du monde, prenant part au sommet « One Planet Summit », tenu mardi à Paris, ont pris douze engagements pour amplifier le financement de l’adaptation et de la résilience au changement climatique.

Co-organisé avec les Nations unies et la Banque Mondiale, le One Planet Summit, qui a regroupé 26 chefs d’Etat, 33 chefs de gouvernement, 39 ministres, dont le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, en qualité de représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et 7 organisations internationales, s’inscrit dans l’agenda de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, signé le 12 décembre 2015. Il s’est attaché particulièrement aux questions de financement des actions climat et à l’alignement des flux financiers qui permettront d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Pour faire face aux évènements extrêmes dans les Etats insulaires, les participants ont décidé la création d’un fonds public-privé pour la reconstruction des Caraïbes. Cette nouvelle vision partagée ambitionne de faire des Caraïbes la première « Climate Smart Zone », en raison de la vulnérabilité de cette région. A cet effet, plus de 3 milliards de dollars ont été d’ores et déjà mobilisés.

Les leaders du monde ont convenu de protéger les terres et les ressources en eau face aux effets du dérèglement climatique, prévoyant 300 millions de dollars pour activer le Fonds de lutte contre la dégradation des terres et la désertification.

L’objectif est d’accélérer la mobilisation et les actions concrètes pour atteindre la neutralité de dégradation des terres d’ici à 2030, cible des Objectifs de développement durable(ODD).

Afin de mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat, des bourses sont prévues dans le cadre des douze (12) engagements de « One Planet Summit ».

La fondation Gates et la fondation BNP Paribas vont unir leurs efforts à hauteur de 15 millions de dollars sur 5 ans pour financer des bourses universitaires permettant l’accueil de jeunes chercheurs de pays émergents ou en développement dans des laboratoires internationaux.

Pour sa part, la Commission européenne financera un programme pour encourager de jeunes volontaires européens à participer à des projets liés à l’action climatique en Europe et à l’international.

 

Une trajectoire « neutralité carbone » à l’horizon 2050

 

Il est prévu par ailleurs, la création d’un cadre commun entre les villes pour « simplifier leur accès aux financements climat », sous l’impulsion de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), le Global Covenant of Mayors, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement.

Ce programme permettra aux villes et aux régions européennes et du bassin méditerranéen d’accéder « plus facilement » à des fonds publics et privés pour mettre en œuvre leur plan Climat et accélérer ainsi leur transformation vers des villes durables.

Concernant l’objectif « Zéro émission », l’ensemble des acteurs se sont engagés à publier dès 2018 et au plus tard en 2020, une trajectoire « neutralité carbone » à l’horizon 2050.    Comme ils se sont également engagés pour accélérer la transition de l’énergie carbonée vers les énergies renouvelables et créer une alliance pour travailler ensemble à des feuilles de route de décarbonation des transports.

Plusieurs pays ont réitéré, dans ce cadre, leurs engagements pour un prix du carbone européen « plus significatif » et plus de 200 entreprises ont convenu de suivre les recommandations du réseau Task Force on Climate Disclosure (TFCD), avec le lancement du réseau finance verte des banques centrales et autorités des marchés financiers.

Cette initiative devra permettre d’accélérer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financière et dans le refinancement des marchés secondaires (banques commerciales) pour promouvoir un développement ordonné de la finance verte.

A cet effet, un accord a été signé dans le cadre du « One Planet Summit » entre 23 banques de développement nationales et régionales, issues du réseau IDFC (Chine, Allemagne, Brésil, Suède, Canada, France, etc.) – et les banques multilatérales de développement pour augmenter les financements dédiés à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces montants s’élèveront à plus de 200 milliards de dollars de prêts destinés aux pays émergents et en développement.

En ce qui concerne les fonds souverains, qui détiennent des actifs dont l’encours pourrait atteindre plus de 15.000 milliards de dollars d’ici à 2020, une coalition « inédite » de grands fonds souverains a été lancée pour flécher des financements vers l’action climatique.

Enfin, à l’occasion de « One Planet Summit », la coalition « Climate Action 100+ » a été lancée. Elle rassemble 225 grands investisseurs institutionnels représentant plus de 26 300 milliards de dollars d’actifs sous gestion pour coordonner leurs actions vis-à-vis des 100 entreprises cotées les plus émettrices de gaz à effet de serre.

 

R. I. 

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