Lynda Koudache : < Etre écrivaine et une femme en Algérie, est une fierté et une résistance à la fois >

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Lynda Koudache, une poétesse et une écrivaine naissante. Naissante, le mot est peut être faible ou fragile. Disons, elle est imposante … Elle, Lynda, la première femme qui a édité un roman en kabyle. Le dernier étant : < Tamacahut taneggarut >. Et c’est ce roman qui vient de lui faire remporter un prix non des moindres … le prix Assia Djebar 2016.

Interview réalisée par Bouchra Ighil.

B. I. : Vous venez de remporter le grand prix Assia Djebar, quel est votre sentiment ?

L. K. : Contente et honorée d’avoir décroché ce prestigieux prix qui porte le nom d’une grande femme algérienne, une romancière universelle, Assia Djebar, qui est traduite dans plusieurs langues, et qui a décroché de grands prix internationaux. Une illustre intellectuelle qui a toujours été fière de ses origines berbères et de son pays l’Algérie. Une belle plume qui m’a toujours fascinée et donné le privilège de voyager avec ses personnages merveilleux et ses textes profonds et philosophiques.

B. I. : Parlez nous de votre dernier livre, celui qui vous consacre gagnante…

L. K. : C’est l’histoire d’une grande poétesse kabyle traduite dans plus de 30 langues, qui a écrit un roman, intitulé « Tamacahut taneggarut » ou elle a parlé de ses rencontre fascinantes, sa folie et la philosophie de la vie.
B. I. : Pourquoi d’une poètesse à une écrivaine ?
L. K. : Férue de l’écriture et de la lecture du roman ! J’avais à peine 15 ans quand j’ai écris mon premier texte en français sur notre identité berbère. Sous le fait le l’émotion, juste après l’avoir terminé je me suis dite : « Je deviendrai écrivaine ». . J’ai commencé avec la poésie en français et en kabyle. En 2006, j’ai participé au concours du forum femme méditerranée à Marseille, et j’ai eu le prix d’excellence en tamazight et Le prix d’encouragement pour sa traduction en français. En 2009, j’ai écrit le premier roman féminin en kabyle.
B. I. : Et le choix de la langue amazighe, pour ne pas dire la reconversion ?

L. K. : J’aime bien écrire en tamazight, pour moi c’est très important de le faire pour deux raisons : la première : Il y a des sentiments et des expressions qu’on ne peut pas dire avec d’autres langues. Deuxièmement : Nous avons un lexique très riche et très ancien, je trouve un grand plaisir de travailler avec, et de le travailler davantage.
B. I. :Des projets d’écriture dans l’avenir ?

L. K. :Pour le moment je suis avec la promotion de mon nouveau roman en Algérie et en France. Je vais prendre un peu de temps pour entamer un nouveau livre.

B. I. : Finalement, et selon vous, c’est quoi être écrivain et femme dans une Algérie de maintenant ?
L. K. : Etre écrivaine et femme en Algérie est une fierté et une résistance à la fois !

B. I.

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