La mauvaise « Grine » ne meurt jamais !

dans A la Une/Actualité/Chroniques/Les Mots de Idir Tazerout

La constitution de chaque nouveau gouvernement fait bien des victimes … d’abord, les ministres limogés eux-mêmes, mais aussi leurs lèche-bottes…

Ô combien nombreux ! Certains patrons de journaux et même beaucoup de journalistes ont bien aiguisé leurs langues pour bien lécher les chaussures de leur ex-ministre « Grine » tout en bombant le torse en face de leurs propres confrères…

Depuis qu’il est nommé à la tête du ministère de la communication, Grine n’a pas perdu une seconde pour exercer sa pression sur les journaux afin de les réduire au silence. Il a agi en homme fort des Bouteflika et en pseudo donneur de leçon sur l’exercice même du métier du journalisme. Tenant d’une main la manne publicitaire de l’ANEP et d’une autre les grands annonceurs privés, « Grine » jurait à la face de la presse nationale que celui qui ne « caresse pas dans le sens des poils de ses maîtres » se verra privé de publicité … et disparaitre ! N’ayant pas la mémoire courte, il y a lieu de rappeler ici même quelque « virtuosités » de ce monsieur « alléché » par l’odeur du pouvoir que lui ont fait sentir ses maitres le temps… d’un déshabillage !

C’est lui qui, en tant que ministre de la communication se cachait pendant très longtemps derrière la rubrique de Ghani Gedoui. Un pseudo ministre qui se cache derrière un « pseudo » ! « le journalisme vertueux » ? Triste déontologie qu’il a tenté de défendre depuis sa nomination, et à tours de bras. L’histoire retiendra qu’il a été le premier à bafouer cette déontologie et à la fouler aux pieds en attaquant et en insultante. Pire, en marchant même sur les cadavres de ses ainés !

Djaout et Mekbel se sont retournés dans leur tombe plus d’une fois le temps qu’il était encore ministre ! Bref, Il a dû mettre fin à sa chronique lorsqu’il s’est vu démasqué par plusieurs journaux et articles dénonçant sa fourberie et son manque de déontologie. Instruit par ses maîtres qu’il avait affaire à des «tayabat el-hammam», il a cru qu’il pouvait faire taire toute voix discordante tout en mettant les journaux au pas, pensant ainsi obtenir leur docilité.

Hamid Grine confond critiques positives qui incombent à toute presse libre et alignement en tout temps et en toute circonstance aux gouvernants pour qui toute critique serait dérangeante. Et comme la « mauvaise Grine » ne s’arrête jamais, il a su marquer « en lettre crasses »son nom dans la poubelle de l’histoire de l’Algérie quelque jours avant la précédente élection législative qu’a connu l’Algérie opprimée. Il s’est sali dans une «circulaire» envoyée aux médias où il «ordonne» aux journaux et aux chaînes de télévision de ne pas couvrir, entre autres, les activités des partis et personnalités qui appellent au boycott. Sa livraison honteuse ne s’est pas arrêtée là, puisque il a enjoint dans une circulaire séparée, les chaînes de télévision privées à «proscrire toute offense, toute parole outrageante, injurieuse ou diffamatoire à l’encontre du président de la République ou/et de l’institution représentée par le président de la République».Clairement, une porte ouverte à des sanctions contre toute critique du programme du président de la République ou de son gouvernement.

Les poubelles de l’histoire retiendront enfin, que dès sa nomination au lendemain de la plus grosse supercherie électorale de l’Algérie indépendante, Hamid Grine s’est transformé en Procuste. Il a tenté de casser toute plume qui déborde ! bien des journaux et des télévisions ont été fermés depuis son arrivée à la Communication. Sous cette « sinistre graine » on aura tout vu. Des fermetures, des pressions, des leçons de morale et des menaces contre les vilains journalistes que nous sommes. Aujourd’hui, il finit par se voir jeté comme un « clinex » laissant orphelins et fragiles tout ceux, nombreux dans la corporation, qui l’ont applaudi et léché ses bottes afin de bénéficier de quelques avantages.

En victimes collatérales ou en victime de la lèche, beaucoup dans la corporation se verront obligés d’aiguiser à nouveau « leurs » langues afin de la adapter aux « nouvelles » bottes que porte le nouveau ministre.

Pour ma part et pour cette mauvaise « grine » de «Sa Majesté», je dis : Honte à toi, sinistre individu, ministre de la République algérienne !

Idir Tazerout

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