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Mounia ou l’incompréhensible disparition.

dans A la Une/Actualité

Il y’a de ces histoires qu’il n’est guère facile de relater, car il ne suffit pas d’agencer les mots qu’on croit justes ou simplement corrects. Il y a de ces choses qu’on ne raconte pas assez ou pas du tout.

C’est le cas de le dire quand on se retrouve face à l’histoire de Mounia ! Mounia ! L’ange !

Aujourd’hui parmi les anges ! Mounia habite le ciel depuis maintenant deux ans. Elle a décidé de rejoindre les étoile en mettant fin à sa vie. Mounia qui a voulu devenir pilote pour voler dans le ciel de temps en temps a finalement fini par l’habiter tout le temps. Depuis un certain 17 juin 2015, après l’examen du Bac et à une semaine des résultats.

« Un jour pendant les examens du Bac, Mounia est rentrée en pleurs, car elle n’a pas bien travaillé à l’examen de géographie ! », raconte Mehdi, le papa, qui tente de ramasser le souvenir ou d’éparpiller carrément son regard. Ce n’est pas une chose facile pour un père de raconter sa fille que le destin lui a ôté.

« Mounia, née le 18 décembre 1997, avait presque 18 ans ! C’est moi qui la dépose avec ma voiture chaque matin ainsi qu’une camarade à elle au Lycée Technicum des Issers, où elle passe son Bac », raconte Mehdi. Mounia, était une excellente élève, elle n’a jamais refait d’année … Pour elle, le fait qu’elle n’a pas bien répondu à l’examen de l’histoire et de géographie est très « grave » . « Je lui disait chaque jour qu’elle doit rester sereine lors des examens et qu’il ne faut pas qu’elle stresse ou qu’elle ait peur d’échouer. Car même si elle échoue, ce n’est pas la fin du monde car après tout elle pouvait bien le refaire. », Poursuit le père d’une voix presque éteinte.

C’est aussi l’histoire d’un père est d’une fille trop fusionnelle. Mounia est tellement attachée à son père au point où, quand un étranger lui demande son prénom elle répond, « Mon prénom c’est Mehdia !

Dans sa vie familiale, Mounia est tout d’une princesse ! « C’est les prunelles de mes yeux ! », résume Mehdi. « Elle nous apporte de la gaité à la maison, tout le temps riante avec un sens de l’humour hors du commun », dit-il. Mounia a décidé de se donner la mort à une semaine des résultats du Bac. Elle était la meilleure et voulait rester la meilleure jusqu’ au bout. L’ « échec » à l’examen de l’histoire et de la géographie l’a tellement affectée au point de ne pas supporter « la mauvaise note », donc l’échec au bac ou même un « Bac moyen ».

Le jour de son départ, elle a laissé un écrit dans son journal intime, un écrit dont elle ne fait aucune allusion à ce qui va arriver. « J’ai consulté moi-même son journal intime », dit son père. Elle a écrit ce qui suit ; « En ce Mercredi, nuit du doute pour le mois de ramadan sacré ; que dieux couvre de clémence ce monde et guérisse tous les malades…etc. ». Une page complète de son journal intime faite de prières. Une heure et demie avant le drame, Mounia était à la maison parmi les siens à discuter comme de coutume. Il y avait sa tante et ses enfants qui étaient venus ce jour-là…

Quelques jours avant, Mounia est venue voir son papa pour lui annoncer son intention de devenir pilote. « Je veux aller au Qatar où je vais poursuivre mes études une fois eu le bac pour devenir pilote. Cela me coûtera 300 millions de centimes », se souvient Mehdi. « Oui, ma fille, je suis là à te soutenir et même à payer ce que cela va coûter. Je ne veux seulement pas que tu partes pour une année ou deux et revenir me dire que finalement ce n’est pas ce que tu voulais faire ! », Rétorque le père derrière son sourire protecteur. Le papa enchaîne directement avec un air plaisantin ; « Je te donne l’argent qu’il te faut, ce n’est du pas un souci ! Ensuite tu me rembourseras petit à petit et avec intérêts » Le papa voulait vraiment que sa fille parte très loin afin de réaliser ses rêves quitte à payer une fortune. Il ne s’avait pas que celle qu’il nomme « ses yeux » allait partir très loin … jusqu’à l’au-delà… gratuitement … pour ne plus jamais revenir !

Mounia est retrouvée pendue avec son foulard depuis une barre fixe dans sa salle de sport. Elle se donne ainsi la mort ce mercredi 17 juin 2015. Quelques jours après ce drame, les résultats du Bac affichés au lycée Technicum Bouiri Boualam, aux Issers, Mounia a figuré parmi les meilleurs. Elle a eu son Bac avec mention très bien ; 15. 52 de moyenne.

Aujourd’hui, deux ans après, Mehdi et Rabia, les parents qui n’ont rien vu venir, n’en reviennent toujours pas ! Depuis ce mercredi qui a pris leur fille, ils vivent par et pour une seule réponse ; Pourquoi ? Ces interminables « Pourquoi »… pourquoi elle est partie comme ça ? Pour quelle raison elle a décidé de mettre fin à sa vie ?… Pourquoi ? Des réponses qu’ils ont  cherchés pourtant partout, chez les sœurs, les camarades, les enseignants, dans son journal intime, dans son téléphone… jusqu’à dans leur imagination !…

Mehdi et Rabia, les parfaits parents, n’ont jamais trouvé cette réponse simplement parce que non seulement elle n’existe pas mais c’est leur façon de vivre leur fille et de la chercher dans chacun de leur pas.

Tous ceux qui la connaissaient n’en revenaient pas. Elle est partie rejoindre sa « sœur » morte un mercredi aussi, lors du tremblement de terre de 2003. Elle a laissé en sa famille une immense douleur et un chagrin qu’ils ne peuvent combler un jour. Mais s’il y a quelque chose qu’ils veulent lui dire aujourd’hui, en ce deuxième triste anniversaire de sa disparition, c’est qu’ils l’aiment !

Idir TAZEROUT

1 Commentaire

  1. Salèm Alikoum, bon courage chère parents éxemplare, vous retrouverez vos filles bientot,inchalah parceque inalilèh wa ilihrajiroune,,,,,

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