NON A DE FAUSSES SOLUTIONS POUR UNE VÉRITABLE CRISE !

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« L’appel » fait par le chef d’état-major de l’Armée et – toujours !- vice-ministre de la Défense, le général Ahmed Gaïd Salah, à faire appliquer l’article 102 de la constitution nous invite à considérer les points suivants :

– Le rôle de l’armée dans la vie politique du pays.
– La crise du régime et la crise de l’Algérie.

L’armée en tant qu’institution appartient au peuple. Sur ce plan, elle a le devoir historique de protéger le pays et non d’être au service du régime.

Elle n’a pas à aider le régime à se régénérer au détriment de la condition historique dangereuse dans laquelle se trouve le pays.

Elle porte la responsabilité d’être à la hauteur des aspirations du peuple à un changement radical et démocratique.

Sur ce plan, elle doit jouer le rôle central de son retrait du champ politique et de la sécurisation de la transition démocratique.

« Djeich, chaaâb, khawa, khawa ! »

Par ailleurs, la crise du régime n’est pas la crise de l’Algérie. Or, les décideurs agissent dans le sens de permettre au régime de se régénérer. C’est ce qui n’est nullement souhaitable. Car, en agissant ainsi, ils maintiennent une confusion qui risque d’être coûteuse pour notre pays.

En effet, l’Algérie est dans une impasse historique accentuée par des pressions géopolitiques au relents néocolonialistes.

Cette impasse peut amener à une situation regrettable.

Cela dit, l’insurrection populaire en cours offre à l’Algérie des perspectives de sortie de crise jusque-là inespérées.

Saisissons cette opportunité !
Offrons à l’Algérie une transition apaisée, sans reglement de compte, sans vengeance, « Silmiyya, Silmyya ! » ( pacifique, pacifique).

Soyons à la hauteur de ce mouvement populaire ou les Algériennes et les Algériens scandent  » Djeich, Chaâb, khawa, khawa ! »(L’armée et le peuple sont des frères).

Bien que constitutionnellement tenable, l’option de l’intérim mené par Abdelkader Ben Salah, président du Conseil de la Nation, au même titre de celle de l’ancien Président Liamine Zeroual,pour présider « la conférence nationale inclusive » ne peuvent pas offrir au pays des perspectives de sortie de crise.

Ces deux personnalités sont issues du régime. Donc, elles ne peuvent en aucun cas agir en dehors de la crise de ce dernier. Or, l’enjeu majeur consiste à sortir l’Algérie de son impasse.

Sur ce plan, le peuple algérien a montré la voie. Désormais, il appartient à l’armée de ne pas chercher à imposer sa « solution ».

L’armée qui se réclame de l’ALN doit se rappeler que nos martyrs se sont sacrifiés pour le droit du peuple algérien d’exercer sa souveraineté.

Le peuple algérien a rendu visible la promesse d’un printemps humain. Il appartient à l’armée d’être à la hauteur de cette promesse.

F’ach-hadou ! F’ach-hadou !

Vive l’Algérie libre, plurielle, diverse et heureuse.
Gloire à nos martyrs.

Hacène LOUCIF.

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