Le taux d’intégration industriel reste très faible en Algérie

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La sous-traitance industrielle peine à s’installer en Algérie, alors que la nécessité de développer ce segment est plus qu’urgent dans un contexte marqué par l’émergence des industries manufacturières, des industries automobiles –bien qu’elles soient encore timides, et les tours de vis adoptés par le gouvernement sur les importations.

Le nombre des PME activant dans ce segment reste très en deçà des besoins de l’économie algérienne, puisqu’elles ne dépassent pas les 900 entreprises, soit 10% des entreprises du tissu industriel, selon Kamel Agsous, président du réseau des bourses de sous-traitance et de partenariat.

Pour M. Agsous, « les pouvoirs publics avaient opté pour une nouvelle approche en inscrivant cette activité parmi les priorités absolues pour promouvoir la sous-traitance en un instrument de création de richesses, et réduire davantage la facture d’importations des pièces de rechange et composants des équipements industriels, qui peuvent être fabriqués localement. »

Pour étayer ses propos, il cite les cas de Sonatrach et de la Sonegaz qui importent pour l’équivalent d’un milliard de dollars en composants et pièces de rechanges.

Dans une étude comparative avec nos voisins, il a été relevé que le taux d’intégration est plus élevé dans ces pays comparativement à l’Algérie. La Tunisie a dépassé le seuil des 20% des PME activant dans la sous-traitance, et elle engrange une rentabilité de 5 milliards de dollars rien que dans l’exportation de la pièce de rechange, alors que le Maroc est à près de 30% de son tissu industriel.

La Chambre algérienne de commerce et d’industrie quant à elle, et par la voix de M. Rachid Saï, estime que le secteur industriel ne participe pas assez au produit intérieur brut, puisqu’il est plafonné à seulement 5%. « Le secteur industriel représente actuellement 5% seulement du PIB, c’est une contribution timide. En parallèle, les besoins exprimés en matière d’équipement industriel et de toute autre composante industrielle et de pièces de rechange sont globalement de 25 milliard de dollars », a-t-il fait savoir.

Fayçal GNAOUI

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