Tourisme culturel: réhabilitation du patrimoine bâti, un moyen très efficace de dynamiser le développement

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La réhabilitation du patrimoine bâti avec des attributs touristiques et culturels est un « moyen très efficace » pour promouvoir le développement, a affirmé, samedi à Sétif, l’archéologue et architecte syrien, Youcef El Dhabti.

Dans une déclaration à l’APS, en marge du troisième et dernier jour de la manifestation scientifique et culturelle « Techniques de décoration et de sculpture sur pierre », ce spécialiste a indiqué que la réhabilitation du patrimoine historique et archéologique, en particulier les édifices en pierre, tels que les hôtels, les musées et les centres d’art en les versant dans le domaine touristique et culturel, « permettra de dynamiser considérablement le tourisme et le développement durable ».

Youcef El Dhabti qui a présidé l’encadrement théorique et pratique de cette manifestation, organisée à l’initiative de la section locale de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), en collaboration avec la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de Sétif et l’association des amis de Djemila, a considéré que l’environnement urbain actuel de la ville de Djemila (60 km à l’Est de Sétif), « est un élément important et efficace dans l’investissement de ce site archéologique dans la stratégie du tourisme culturel ».

Il s’agit, selon lui, en tenant compte de la relation entre le site et la ville et la possibilité de développer l’environnement urbain de la ville de Djemila, de procéder à l’embellissement des façades extérieures des bâtiments résidentiels, publics ou privés, et leur exploitation comme appartements et hôtels touristiques de style traditionnel, précisant que cela « se traduira positivement sur l’économie locale ».

Dans ce contexte, Youcef El Dhabti s’est référé aux expériences réussies de nombreux pays ayant cultivé pareils projets (réhabilitation du périmètre des sites archéologiques) dans des villes arabes et européennes.

Au terme de cette rencontre culturelle, caractérisée par l’afflux de jeunes et d’artisans intéressés par la construction, la taille et la sculpture de la pierre, les participants ont adopté plusieurs recommandations dont la plus importante est la contribution de toutes les associations et des secteurs concernés par le patrimoine au développement et à l’embellissement urbanistique de la ville de Djemila.

Autre recommandation retenue, la proposition de construire des habitations à base de pierre, notamment les façades extérieures, et ce concernant des constructions privées, l’embellissement de l’environnement urbain du site archéologique de la ville de Kouikel et l’utilisation d’éléments architecturaux en pierre et en marbre, en sus de l’aménagement d’espaces publics décents, à même de contribuer à refléter une bonne image (du lieu) aux visiteurs.

Les participants à cette rencontre, sous le slogan « Djemila, une légende racontée par la pierre », ont également convenu que ce site archéologique a besoin d’un projet de réhabilitation, de rénovation et d’investissement, et émis le voeu que soit créée une école d’artisanat spécialisée dans la sculpture, la décoration et la construction en pierre à Djemila, et ce en formant les jeunes dans ce domaine, aux plans local et national.

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