DEPUIS TUNIS, « FOCUS GROUPE ALGÉRIE » POURSUIT SON TRAVAIL DE PLAIDOYER.

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À l’approche des élections présidentielles d’avril 2019, ces derniers mois ont été marqués par une violente campagne de répression et une vague d’arrestations de journalistes.
La liberté d’association, de réunion et de rassemblement pacifique est sans cesse entravée. Depuis l’adoption de la loi 12-06 relative aux associations, le fonctionnement des associations est contraint par l’obtention d’un récépissé par les autorités compétentes, sans quoi elles sont considérées comme illégales. Dés le début de l’année en cours, les autorités Algériennes ont procédé à des arrestations et expulsions massives de personnes migrantes, qui ont été dénoncées fin Mai 2018, par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme. Lors de sa visite au Niger en Octobre dernier, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme des migrants, a appelé les autorités Algériennes à mettre fin aux expulsions massives et à cesser les harcèlements et les détentions de personnes migrantes. Au regard de ce contexte, la tenue de ce « Focus groupe » vise à renforcer l’action concertée d’EuroMed Droits avec ses même  membres et partenaires , ainsi qu’avec les autres ONG de défense des droits humains.

PRINCIPALES ACTIONS MENÉES PAR EUROMED DROITS ET SES MEMBRES:

Depuis l’organisation du dernier « Focus Groupe » qui s’est tenu à Bruxelles en Mai 2018, EuroMed Droits poursuit encore le travail collectif avec ses membres et partenaires Algériens, afin de porter la voix de la société civile Algérienne au niveau national et international. C’est à Tunis que se déroule en ce moment même la rencontre, qui s’étale sur trois jours de travail en présence de différents acteurs de la société civile, dont la LADDH, le CFDA, RAJ et le SNAPAP. En juin 2018, déjà, un rapport alternatif a été soumis par EuroMed Droits, au comite des droits de l’Homme de l’ONU. En marge de l’examen de l’Algerie par ce dernier, tenu en Juillet dernier, le réseau EuroMed Droits avait organisé une mission de plaidoyer à Genève avec ces mêmes emmenées et partenaires Algériens. Une mission qui a permis de nouer des contacts avec l’équipe du Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires et les expulsions des migrants subsahariens. Après l’examen de L’Algérie, tous les points soulignés par le réseau et ses membres ont été inclus dans le rapport final du comite, en particulier ceux concernants les disparitions forcées, la liberté d’association et le droit des personnes migrantes qui ont été identifiées par le comite des droits de l’Homme de l’ONU comme une priorité pour l’Algerie d’ici 2020. Une note dressant les principales questions à soulever sur la situation des droits humains en Algérie, a été notamment, envoyé à la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, en vue de sa visite en Algérie et en Tunisie. Au regard du contexte politique difficile en Algérie lors de la visite, la violation des droits humains n’a pas été discutée avec les autorités Algériennes. Une nouvelle action de plaidoyer est prévue, en vue de la prochaine commission parlementaire mixte entre le parlement européen et l’Algerie, qui a été repoussée.

SOUTIEN AUX DEFENDEURS DES DROITS HUMAINS ET AUX JOURNALISTES EN DANGER:

En Août dernier, EuroMed Droits a salué la libération du militant Salim Yezza, détenu arbitrairement, et a rappelé aux autorités Algériennes leurs obligations pour le respect des droits humains et de la liberté d’expression garantie par la constitution. En Octobre, le réseau a publié une alerte sur le cas du journaliste fixeur Said Chitour, dont l’état de santé s’est dégradé pendant sa détention, en demandant aux autorités Algériennes de le libérer de toute urgence et de se conformer aux recommandations du comite des droits de l’Homme de l’ONU publiées le 27 Juillet 2018. En marge de cette rencontre, EuroMed Droits discutera dés demain des actions concertées avec ses membres et partenaires, pour accroître le soutien aux journalistes et militants en danger.

LES OBJECTIFS DE LA RENCONTRE:

-Élaborer un calendrier pour la mise en œuvre de la feuille de route plaidoyer sur la liberté d’expression et de la presse, la liberté d’association et de rassemblement, la liberté syndicaliste et disparitions forcées, et droits des personnes migrantes et réfugiées, ainsi que les droits des femmes en Algérie. -Réfléchir à Une stratégie de communication efficace en vue des élections présidentielles de 2019 et du rétrécissement de l’espace de la société civile. -Mettre en place un plan d’action pour soutenir les défenseurs des droits humains et des journalistes en danger.

Lila MOKRI

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